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Sale by Levy : des «victimes» en larmes sollicitent l’aide de sir Anerood Jugnauth

Teleplus 11 May, 2016 17:03

C’est en larmes que des « victimes » du système de vente à la barre [Sale by Levy] ont lancé un appel au Premier ministre sir Anerood Jugnauth pour qu’il intervienne en leur faveur ; c’était lors d’une conférence de presse mercredi 11 mai.

Sale by Levy : des «victimes» en larmes sollicitent l’aide de sir Anerood Jugnauth


Une veuve a raconté son « calvaire ». Elle explique qu’elle s’est retrouvée dans l’incapacité de régler les mensualités pour sa maison auprès d’un organisme.

Sa maison a été vendue à la barre et elle doit vider les lieux à la fin de mai : « Zot dir moi ki zot pou pran mo bann zafer pou mett lor semin. »

Cette veuve affirme qu’elle ne sait où aller. Elle lance un appel au Premier ministre afin qu’elle ne soit pas expulsée de sa maison : « Fode ki mo pa ti ena kapasite pou mo pa paye, mo pension ti zis Rs 1500. Aster mo kapav pran mo kass pension pou mo pay mo lakaz. »

Son commerce marchait bien. Surya Dev Boojhawon a contracté un emprunt bancaire de Rs 2 millions et il réglait « facilement ses mensualités ». Mais contre toute attente, il est tombé malade. Atteint de diabète, qui le rend aveugle, il subit aussi une amputation sans compter qu’il a des problèmes cardiovasculaires. La banque le traîne en justice et sa maison sera mise à la vente à la barre le 9 juin.

Surya Dev Boojhawon est sans le sou : « Parfois, je n’ai pas de quoi acheter à manger. Je ne peux travailler étant aveugle. Qu’est-ce que je vais faire ? » Il lance ainsi un appel à sir Anerood Jugnauth pour passer une nouvelle loi sur le Sale by Levy.

Son témoignage a été entrecoupé de sanglots. Toorabally Mohamedally a perdu sa maison. Son enfant de 13 ans a de gros soucis de santé : « Mo dir Premie minis ed nou tir nou dan sa problem la. »

Gérard Cootee a contracté un emprunt bancaire de Rs 35 000. Par la suite, ce policier est tombé malade et il a été contraint de prendre un congé sans solde de deux ans. Sa maison a été vendue en 2013. Il habite aujourd’hui chez son fils.

Salim Muthy, porte-parole des « victimes » du système de vente à la barre, demande au chef juge de la Cour suprême de suspendre temporairement les activités de vente à la barre.