Share this with your friends via:

Émeutes à Roche-Bois

Teleplus 17 September, 2012 12:44

La police a eu fort à faire ce dimanche 16 septembre après l’agression de Gregory Jeannot, un habitant de Roche-Bois, âgé de 22 ans, par des ouvriers bangladais qui habitent la région.

Roche-Bois: Des membres de la Special Supporting Unit ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule

Près de 300 habitants de Roche-Bois sont descendus dans la rue ce dimanche 16 septembre pour exprimer leur colère après l’agression d'un habitant de la région par des ouvriers bangladais. Selon nos renseignements, ils ont mis le feu à un camion venu récupérer les effets personnels des Bangladais en question alors que ces derniers s’apprêtaient à vider les lieux après une nuit agitée dans cette région de la capitale.

Des membres de la Special Supporting Unit (SSU) ont été mandés sur les lieux pour prêter main forte à leurs collègues de la police régulière. Un journaliste de Radio Plus, qui se trouvait sur place, a relaté à 15 heures que des membres de la SSU ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule.

C’est l’agression de Gregory Jeannot qui a mis le feu aux poudres. Encore sous le choc, ce jeune rocheboisien a été admis dans une clinique de la capitale pour recevoir des soins. On ignore, cependant, la nature exacte de ses blessures. Le jeune homme a confié à Radio Plus qu’il se rendait chez sa petite amie à 23 h 40, samedi 15 septembre, lorsqu’il a été pris à partie par des ouvriers bangladais. Ces derniers, dit-il, étaient furieux après des remarques faites à leur encontre par des habitants de la région. Selon lui, ils étaient armés de gourdins et de barres de fer. « Je ne suis pour rien dans cette affaire », clame-t-il.

La police a pris la décision, peu après 14 heures, de fermer le tronçon entre le rond-point du Quay D et celui de Riche-Terre à la hauteur de l’hypermarché Jumbo dans les deux sens. Ce n’est qu’aux alentours de 15 h 30 que le tronçon a été rouvert à la circulation.

A 15 heures, près de 200 manifestants se trouvaient toujours aux abords du rond-point de Roche-Bois. Plusieurs membres de la force policière étaient toujours sur les lieux pour parer à toute éventualité.  Le ministre et député de la région, Shakeel Mohamed, affirme qu’il suit la situation de près.

Alors que la situation semblait être sous contrôle, des énergumènes ont mis le feu au dortoir des ouvriers Bangladais peu après 16 heures. Des sapeurs-pompiers sont arrivés peu après pour maîtriser l’incendie.  Certaines personnes ont profité de cette situation pour y faire irruption pour emporter « une machine à laver, un réfrigérateur, une bonbonne de gaz ménager et des sacs de riz ». Aucune arrestation n’a été effectuée jusqu’ici.

A 17 heures, la situation était sous contrôle. Les ouvriers bangladais ont été évacués par la police pour « leur sécurité ». Le ministre Shakeel Mohamed a lancé un appel au calme. « Je suis content que le jeune qui a été agressé est hors de danger. Je suis également content que la situation est sous contrôle. La police a su gérer la situation. La majorité des habitants de Roches-Bois ont déploré ce qui s’est passé. Ils ont envie de vivre dans la paix », a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Plus à 17 heures. Tout en déplorant ces « actes de violence », le ministre Mohamed affirme que ceux qui « ont violé la loi doivent être punis ». « Que les autorités soient intransigeantes », affirme-t-il.

Les autorités policières rassuraient à 18 heures que la tension s’était apaisée. « La circulation roule normalement », a affirmé l’inspecteur Ashok Mathar de la Road Safety Unit. 19 heures : le calme est revenu à Roche-Bois. Retour sur ces incidents.