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Fièvre aphteuse et salmonellose La population a peur

Teleplus 21 September, 2016 12:39
Avec l’épizootie de fièvre aphteuse et la salmonellose, la plupart des consommateurs interrogés affirment que leur alimentation a totalement changé. Ils préfèrent se rabattre sur le poisson et les légumes. Leurs craintes sont-elles fondées ?
Au Marché central, tout semble tourner au ralenti depuis que la fièvre aphteuse a frappé le bétail et que des volailles sont touchées par la salmonellose. Marilyn D’Artagnan, une mère de famille habitant Richelieu, vient tout juste d’acheter un kilo de poulet frais chez un détaillant. « Je suis consciente de la maladie qui frappe la volaille en ce moment et de la psychose qui s’est installée. Mais je prends mes dispositions. J’achète du poulet uniquement au marché central », lance-t-elle avec le sourire.
Stéphanie, que nous croisons dans un supermarché des Plaines-Wilhems, est d’avis que la population doit redoubler de vigilance quand elle achète de la viande. « Nous sommes conscients de la situation. Mais que faire ? De temps à autre, l’envie nous prend de vouloir consommer de la viande ou du jambon », confie la mère de famille. Elle ajoute que l’important est de jouer la carte de la sécurité et d’en acheter uniquement aux supermarchés et auprès de commerçants agréés.
Pour Bashir Tajoo, le seul moyen pour éviter de tomber malade est de se rabattre sur les légumes et les fruits de mer. Ce qu’il redoute, en revanche, c’est une hausse de prix de ces produits alimentaires si la demande augmente. « La psychose gagne du terrain. La population a des doutes. Les autorités doivent trouver une solution au plus vite », soutient l’habitant de Notre-Dame que nous avons approché dans un supermarché de la capitale.