Share this with your friends via:

Affaire BAI - Roshi Bhadain : « La FSC a agi dans l’illégalité »

Teleplus 06 May, 2015 00:34

Le ministre des Services financiers, de la Bonne gouvernance et des Réformes institutionnelles, Roshi Bhadain, était l’invité du Grand Journal de Radio Plus, mardi. Il répondait aux questions de Nawaz Noorbux.

Affaire BAI - Roshi Bhadain : « La FSC a agi dans l’illégalité »Roshi Bhadain a souligné sur les ondes de Radio Plus que « mon plus grand challenge est de m’assurer que toutes les institutions font leur travail. Mon plus grand challenge c’est de faire le secteur financier, un secteur de l’économie qui représente plus de 10% du PIB, grandir. Ce sera ma legacy ». L’emploi dans le groupe BAI Sur l’affaire BAI  et les emplois en jeu, Roshi Bhadain a déclaré que « ça c’est le travail des « Special Administrators. Dans la mesure du possible, le gouvernement fera tout pour préserver les emplois. C’est enn gouvernma Lepep pou lepep, nu pou travay pou lepep », a-t-il dit. Il est par ailleure, revenu sur les raisons ayant motivé le gouvernement à prendre certaines décisions dans l’affaire Bramer-BAI. Le projet africain de la National Insurance Company Par ailleurs, les auditeurs de Radio Plus ont aussi pris connaissance des grandes ambitions du gouvernement pour la National Insurance Company dévoilées par le ministre des Services financiers, de la Bonne gouvernance et des Réformes institutionnelles. « Nous voulons que Maurice devienne un gateway pour l’Afrique,  mais pas juste en termes du Global Business ou de la Bourse, mais aussi au niveau du secteur des assurances. Le continent africain c’est un marché énorme. La National Insurance doit pouvoir y aller… » Financement des partis politiques : « Nous comptons le faire » Parlant d’une législation pour contrôler le financement des partis politiques, comme promis par l’Alliance Lepep, Roshi Bhadain est revenu sur le rapport Leung Shing, qu’il estime être une bonne base, mais qu’il faut « réactualiser ». « Je suis totalement d’accord sur le fait que le financement des partis politiques est la source de toute forme de corruption. Mais en même temps, cela ne fait que 120 jours que nous sommes au gouvernement, il y a eu Betamax, Neotown, Jin fei, Dufry, BAI et ‘ena enkor boucou p vini. Mais c’est quelque chose (loi pour le financement des partis politiques) que nous comptons faire, soyez assuré », a-t-il souligné. Un « Whistle blowing Bill » pour bientôt Roshi Bhadain a révélé que son ministère travaille actuellement sur un « Whistle Blowing Bill ». « C’est un move extrêmement fort en terme de transparence », a-t-il déclaré. Et d’élaborer qu’il y aura « des critères dans cette loi pour garantir la protection de la personne contre le harcèlement ou poursuite au pénal ». Cette législation devrait « être similaire » à l’article 48 du Prevention of Corruption Act, a-t-il dit. La performance des conseils d’administration passée au crible Parlant des réformes institutionnelles, le ministre Bhadain a souligné avoir aboli certains avantages offerts aux présidents des conseils d’administration des corps parapublics. Ces derniers ont ainsi vu leurs salaires réduits, et n’ont plus droit à un bureau ou à une voiture de fonction. « Nous avons aussi introduit quelque chose qui n’existait pas avant. Notamment le « performance appraisal » de tous les conseils d’administration des corps parapublics. Il y a un Public Sector Efficiency Bureau sous mon ministère et l’Office of Public Sector Governance qui feront ce « performance appraisal. Le système de petits copains doit être éliminé ». Freedom of Information Act et Declaration of Assets Act Sur la Freedom of Information Act et la Declaration of Assets Act, le ministre a également affirmé que le gouvernement compte aller de l’avant pour les concrétiser. « Ils figurent dans notre discours-programme. Nous n’allons pas pouvoir nous présenter devant l’électorat dans cinq ans sans les avoir concrétiser ». Dur, dur d’être ministre « Après trois semaines où on a travaillé jusqu’à deux , trois heures du matin, je suis fatigué, mo pa pe capave, mo bizin repose enn tigit », soutient-il sur un ton exténué.