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Grand Journal : Le Budget 2015-16 décortiqué par un panel varié

Teleplus 27 March, 2015 01:13

Jean-Luc Emile recevait lors du Grand Journal, jeudi à l’hôtel Le Labourdonnais, en collaboration avec Blast Communication, un panel d’invités pour débattre le Budget 2015-2016. Les invités étaient l’économiste Pierre Dinan, la scientifique et chercheuse Ameenah Gurib-Fakim, le CEO de Mauritius Union, Bertrand Casteres, l’ex-président du Macoss, Mekraj Baldowa, et l’expert en taxation, Satar Hajee Abdoolah.

Grand Journal : Le Budget 2015-16 décortiqué par un panel variéInvestissement Sur la croissance du Produit intérieur brut (PIB) prévue à 5,7 % en 2016, Pierre Dinan précise qu’il y a des conditions à respecter pour encourager les investissements. « La vision du ministre des Finances est formidable, mais pas facile à réaliser. C’est un défi pour tout Maurice. Le Budget ne mentionne guère la productivité. Tout le monde doit se retrousser les manches ». Le plein emploi passera par la croissance et l’investissement, insiste Bertrand Casteres. « Comment bouclera-t-on le Budget s’il n’y a pas de nouvelles taxes ? Les taxes actuelles suffiront-elles ?» Taxes «Avec la baisse du cours du pétrole, Rs 1,4 milliard aurait dû retourner à la population, ce n’est pas le cas. Cela représente donc une forme de taxation », affirme Satar Hajee Abdoula. « La roupie se déprécie face au dollar d’où la hausse des prix, donc de la TVA, ce n’est pas totalement un no-tax Budget », lance-t-il. Pauvreté et emplois Mekraj Baldowa s’interroge sur l’efficacité des mesures budgétaires pour lutter contre la pauvreté : « Chaque Budget évoquait un programme, ont-ils été efficaces ? Des jeunes diplômés chômeurs seront embauchés dans la technopole, mais le manque de réactivé à Maurice, surtout dans le secteur public, reste un frein au développement », estime Ameenah Gurib-Fakim. « L’État doit créer un cadre légal propice et des fonds d’investissement. Secteur public et secteur privé doivent travailler main dans la main », dit-elle. Pierre Dinan estime « que nous avons besoin d’un Partenariat public privé (PPP) dans le social. On a essayé dans le passé, mais en vain. Ce sont les investissements qui créeront des emplois ». Selon Ameenah Gurib Fakim, il faut un cadre légal pour « la lutte contre la pauvreté. Maurice doit s’inspirer de l’étranger. Aurons-nous un programme pilote pendant un an ? Parle-t-on de donner un poisson ou une canne à pêche à ceux dans le besoin? » s’interroge-t-elle. PME Bertrand Casteres se réjouit du soutien apporté à l’entreprenariat. Satar Hajee Abdoula rappelle que la Banque de Développement a perdu des millions à travers des prêts improductifs. « Il faut privilégier un soutien technique aux PME, même à travers le CSR », dit-il.  Pierre Dinan souligne la difficulté des PME à exporter. « Il faut insuffler une synergie entre les PME et les grosses entreprises déjà présentes sur le marché d’exportation. « Encourageons la création de PME dans les nouvelles technologies et enseignons l’esprit d’entreprenariat à l’école. Il y a moins de création de PME dans les secteurs traditionnels que dans les secteurs émergents », ajoute Mekraj Baldowa. « Que les banques d’investissement ne favorisent plus les seuls ‘petits copains ».