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Le plan Marshall contre la pauvreté bien accueilli

Teleplus 25 March, 2015 21:31

Le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, annonce, dans son Budget, un plan Marshall pour combattre la pauvreté. C'était le thème de l’émission Le Grand Journal de Radio Plus, mardi, présenté par Jugdish Joypaul.

Le plan Marshall contre la pauvreté bien accueilliLes invités de l’émission étaient : Patricia Adèle-Félicité, secrétaire générale de Caritas, Clency Magon Manager de la GML Fondation Joseph Lagesse et Geerish Bucktowonsing, président de la MACOSS. Vishnu Lutchmeenaraidoo a introduit le concept de parrainage des poches de pauvreté par le secteur privé. Si les invités considèrent que c'est une très bonne mesure, certains aspects devront cependant être revus. Ils se disent étonnés que la liste dressée par le ministre ne compte que de 38 poches de pauvreté, alors qu’il y en a 229 à travers l’île. « Un plan Marshall contre la pauvreté oui, mais je pense qu’il reste encore des paramètres à définir. Quels sont les critères pour définir une poche de pauvreté ? Il faut un plan d’action bien réfléchi, avec des guidelines bien précis et avec les moyens économiques requis. Les maisons boîtes allumettes sont standards. Que ce soit pour une famille de quatre personnes ou plus. La taille de la famille est un critère très important à prendre en considération », soutient Patricia Adèle-Félicité. La travailleuse sociale demande que des consultations soient engagées entre le gouvernement et les organisations non gouvernementales pour la revision de la politique de responsabilité sociale des entreprises (CSR). Quant à Clency Magon, il se dit interessé à connaître les critères utilisés pour définir une poche de pauvreté.  «  Il y a des endroits pauvres où nous avons travaillé, mais qui ne figurent même pas sur la liste de 38 poches de pauvreté, alors que le pays en compte 229. Bois-Marchand n’en fait même pas partie », dit-il. Défi impressionnant La construction de logements, selon lui, ne suffit pas pour régler ce problème. « La situation de nombreuses familles qui vivent dans des conditions d’extrême pauvreté est un défi impressionnant. Pour régler ce problème, il nous faut aller au-delà de ce que nous avons fait. Il faut redonner leur dignité à ces personnes », précise Clency Magon. Une nouvelle fois, la taille des logements sociaux est pointée du doigt. Il souligne que le fait d’être dans des petites maisons pour une famille nombreuse n’est pas saine : «  Avec cette promiscuité. Il y a le risque d’inceste et de viol. Alors il faut prendre tout cela en considération ». Geerish Bucktowonsing souligne qu'outre  l'accès au logement, il faut aussi permettre à ces familles de participer à l'économie afin de leur rendre leur dignité. « Il faut faire  leur redonner confiance et faire disparaître la frustration de ces gens. Il n’existe pas de solution standard. Chaque cas devra être vu individuellement.» Permettre aux personnes vivant dans la pauvreté d'avoir accès au travail est tout aussi important. « Leur offrir une maison ne suffira pas à les sortir de la pauvreté. Ce sont les moyens leur permettant d'avoir un revenu qui vont les rendre autonomes », soutient le président de la MACOSS .