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Navin Ramgoolam au CCID jusqu'aux petites heures ce matin

Teleplus 11 February, 2015 07:32

Rebondissement spectaculaire dans l’enquête sur les coffres-forts de Navin Ramgoolam. Étant souffrant, il ne s’était pas rendu au Central CID mardi. Mais dans la soirée de mardi, les enquêteurs ont décidé de poursuivre leur enquête avec l’analyse des documents saisis chez lui. Cet exercice a pris fin vers 1 h 45.

Il est 21 h 30, mardi soir. La voiture de l'avocat Gavin Glover fait son entrée aux Casernes centrales, à son bord, Navin Ramgoolam. Une fois la voiture garée, en compagnie de son avocat, l'ex-Premier ministre a pris la direction de l'Operation Room du Central CID où sont stockés les deux coffres-forts et valises saisis à sa résidence lors de la perquisition vendredi. Selon nos recoupements d’informations, Navin Ramgoolam devrait être de retour au CCID vers 10 h 00, mercredi matin. La raison de sa présence à une heure aussi tardive : la police veut procéder à l’analyse de 'Traveller's Cheques', une trentaine de cartes de crédit et une douzaine de chéquiers saisis chez lui. Tous ces documents ont été photographiés un à un. Cet exercice a pris fin à 1 h 45 avec le départ de Navin Ramgoolam et de ses avocats. Au cours de la soirée, il est sorti de l’Operation Room à deux reprises pour s’entretenir avec ses hommes de loi. Me Yousuf Mohamed, intervenant en direct sur Radio Plus vers 22 h 15, a déclaré que les enquêteurs du CCID ont fait savoir qu’ils ont « bien besoin de Navin Ramgoolam » et « qu’ils n’allaient pas l’attendre » pour poursuivre l’exercice du décompte des billets de banque, à condition qu’il [Navin Ramgoo-lam] fournisse les codes secrets pour ouvrir les coffres-forts et valises. L’ex-PM a choisi de s’y rendre personnellement. « Navin Ramgoolam est retourné là-bas bien qu’il soit malade et sous traitement. Je ne peux faire autrement […] J’ai passé assez de nuits. Les jeunes avocats prennent le relais », a expliqué Me Yousuf Mohamed. Pour cette soirée peu ordinaire, le CCID a rappelé tout son effectif. De plus, le directeur général de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), Lutchmyparsad Aujayeb, un huissier de la Cour suprême et un représentant de la Banque de Maurice étaient présents à la demande de la police. À son arrivée, Navin Ramgoolam affichait une mine renfermée, sa démarche est hâtive et le pas, assuré... Devant nos journalistes présents, il ne bronche pas, même pas un regard ou un mot. Il fait rapidement le tour des barricades érigées autour du CCID, va à la rencontre des hommes de loi Nadeem Hyderkhan, Raj Pentiah et Shaukat Oozeer, qui font partie de son panel d'avocats. Il leur donne un rapide coup de main. Des hommes de la Special Mobile Force (SMF) et de la Special Support Unit (SSU) sont présents. Le leader du Parti travailliste refait le tour pour regagner le bureau du CCID. Ses vêtements sombres contrastent avec les barricades jaunes érigées autour de l'Operation Room. Pourtant, le décompte prévu pour la journée de mardi n’avait pas eu lieu. Pour cause, Navin Ramgoolam est souffrant, étant atteint par une infection pulmonaire. Son Leading Counsel, Me Yousuf Mohamed, a informé le CCID que son client était souffrant et avait même soumis un certificat médical à cet effet. Après le décompte de lundi, le montant comptabilisé avait atteint Rs 30 millions. Et ce n'est qu'une infime partie de l'argent contenu dans les coffres selon les informations fournies par la police. Cette dernière avance des sommes supérieures à l'estimation initiale de Rs 200 millions. Pour rappel, Navin Ramgoolam est poursuivi sous deux charges, blanchiment d'argent et complot. Il a été remis en liberté sous caution samedi. Pour recouvrir la liberté, il a dû fournir deux cautions de Rs 200 000 chacune et signer deux engagements de dettes de Rs 1 million chacun.